Produire autrement ?

Aujourd’hui, pour produire un meuble en chêne, on coupe un arbre en Europe et on l’envoie en Asie pour le fabriquer. On le réexpédie ensuite en Europe pour le vendre. Résultat : un impact carbone désastreux, des emplois détruits chez nous, et un coût certes moins bas mais en grande partie pour le transporteur... Cette manière de faire, c’est celle du monde industriel, et chez Rinku nous pensons qu’aujourd’hui il est possible et surtout nécessaire de faire autrement.

Artisanat ou industrie?

Produire localement à la main ça a un nom : l’artisanat. Malheureusement faire faire son mobilier sur mesure par un ébéniste n’est pas accessible à tout le monde

Oui si vous allez chez votre ébéniste, vous aurez le choix de l’essence de bois, des épaisseurs, éventuellement d’intégrer des pièces de métal ou de la pierre etc. C’est possible, car un ébéniste reçoit des planches de scierie brutes, les dégauchit, les rabote, en fait des carrelets, recompose des panneaux, fabrique ses gabarits de formes.

Chacune des opérations de transformation de la matière nécessite une grosse machine, donc, pour arriver à produire un meuble, l’artisan a besoin d’un grand atelier.
Ce petit résumé vous donne un petit aperçu des coûts de structure de la production de meubles traditionnelle, et vous comprenez aussi aisément pourquoi les artisans ont disparu des centres-villes (surtout dans les grandes villes).

Quelles solutions?

Ces dernières années, grâce aux FabLabs et au mouvement des makers, les machines de production numériques se sont démocratisées, et il est possible maintenant de produire avec des outils issus de l’industrie sans investir dans une gigantesque chaine de production, ou en allant à l’autre bout de la planète.

Chez Rinku, nous avons fait le choix de proposer une alternative juste rendue possible grâce à ces nouveaux outils. Néo-artisanat? micro-industrie? Un nouveau modèle pour sûr. L’important pour nous, c’est de faire bouger les lignes, de faire des ponts.

Standardiser le sur-mesure?

Cela peut paraitre paradoxal, mais pour réussir à proposer une gamme de produits cohérente, nous avons dû faire certains choix radicaux. Nous avons décidé de ne travailler qu’avec une seule machine afin de réduire au maximum la taille de notre atelier. Cette machine c’est la fraiseuse à commande numérique (CNC). Cet outils est fantastique : nous pouvons usiner les formes que nous voulons. La seule contrainte : on ne peut travailler que des panneaux

Cela limite bien sur un peu le choix des matières mais c’est le prix à payer pour la liberté.

Travailler uniquement des panneaux présente par contre un avantage certain : ils sont standard (globalement). En effet, partout dans le monde, on trouve des panneaux dont les épaisseurs sont standard et les tailles (longueur et largeur) varient très peu.

Pour faire simple : c’est comme imprimer un document avec une imprimante, plutôt que d’aller chez son éditeur. Il y a quelques décennies, cela paraissait impensable, aujourd’hui c’est dans les moeurs.

Et la personalisation ?

On y vient 😉 C’est l’autre avantage de la CNC : elle fait ce qu’on lui dit. Plus sérieusement elle est commandée par l’ordinateur qui lui dit de découper ce que l’on a dessiné. 
L’avantage de la modélisation 3D c’est qu’elle peut être paramétrique. On peut entrer certaines données comme les dimensions, le nombre de répétitions ou autre, en variables. En modifiant ces variables, nous modifions le meuble, et ainsi les commandes de découpe. 
Du coup, en faisant varier les dimensions, les formes, et les couleurs de panneaux, on peut proposer un nombre infini de de possibilités pour un même design.

Mais c'est des robots qui fabriquent en fait !

Alors non, car après la découpe il reste l’assemblage et la finition (huile, vernis, etc).
Ces taches là sont bien trop complexes pour être réalisées par des robots, surtout à l’échelle de micro-usines.

Par contre la conception de nos meubles est pensée pour un assemblage simple et rapide et nous avons défini des process de montage qui permettent de minimiser les erreurs (et donc le gaspillage de matière), et d’avoir une capacité de production importante.

Voilà le modèle de production que nous portons et dans lequel nous croyons !